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Nadoch

Niouzes de la villa dimanches, de ses habitants, de ses visiteurs. Totalement narcissique.

Un petit tour à la capitale

Publié le 11 Août 2016 par Nadine

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A l’occasion de l’écriture de mon livre sur l’histoire d’Haïti dans la mondialisation (sortie la semaine prochaine !), et puis parce que je suis encore passée par Lisbonne cette année, je me suis penchée sur la mondialisation au XVIe siècle, la mondialisation des Ibériques. J’ai donc élaboré des planisphères avec des flèches dans tous les sens mais qui aboutissaient inexorablement à Lisbonne, Séville ou Anvers. 

 

J’ai visité Goa il y a sept ans, la capitale de la vice-royauté des Indes portugaises. Je ne pouvais éviter d’aller faire un tour à Santo-Domingo, la capitale de la vice-royauté des Indes espagnoles, siège de la primauté des Amériques. C’est chose faite depuis cette semaine : j’ai vu la cathédrale, la maison de Diego Colomb, la Casa Reales, pendant américain de la Casa de Contratacion sévillane. J’ai vu la Zona Colonial, le vieux centre de l’ancienne capitale.

J’ai pu goûter aussi un peu de la République Dominicaine, la Dominicanie selon les Haïtiens. Pour y arriver il faut passer par la frontière à Jimani : le bus franchit différents portails avant que l’immigration n’épluche nos passeports. Enfin, surtout ceux des Haïtiens. Ce n’est pas pour autant un no man’s land : il y a des camions, des containeurs, des tas de types qui vous proposent tout, des cireurs de chaussures et surtout de la poussière. On remonte vite fait dans le bus pour échapper aux harcèlements, et l’on a droit à encore quelques autres contrôles sur la route de la part des flics et des militaires. Heureusement la zone touristique de Santo-Domingo est beaucoup plus calme. En venant d’Haïti c’est même carrément étrange ces rues piétonnes sans trous, ses terrasses de café, et tous ces gens qui font le paseo et ne rentrent pas chez eux quand la nuit tombe.

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Mon espagnol étant assez défaillant, j’ai pu abondamment me rattraper avec les Haïtiens en français ou en créole. C’est ainsi que j’ai fait un tour de ville avec un garçon sympathique à qui j’ai expliqué que je ne pouvais pas lui faire une invitation pour un visa Schengen, que j’ai partagé un café avec un maçon, que je suis allée de faire refaire une beauté dans un salon de coiffure tenu par des Haïtiennes etc…

Prochaine virée en Dominicanie, les plages ? En tous cas j’espère bien y croiser encore quelques Haïtiens aussi sympathiques !

 

 
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