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Nadoch

Niouzes de la villa dimanches, de ses habitants, de ses visiteurs. Totalement narcissique.

Pas de bordel avec les valises !

Publié le 30 Octobre 2015 par Nadine

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"Pas de bordel avec les valises", ce sont  les premiers mots que j'ai prononcé en arrivant dimanche chez André et Rita. Cela a fait beaucoup rire André, c'était très très français. Nous avons logé serré dans une petite pièce, à trois dans un grand lit, mais vous savez que pour moi tous les palaces ne valent jamais la chaleur de l'accueil et de l'amitié : pour ces deux denrées, nous étions servis chez André et Rita. Je profite donc de ce blog pour leur lancer un remerciement à la hauteur de leur accueil : immense.

Et tant qu'on est à parler de bordel avec les valises et de très très français, entamons le chapitre douloureux des touristes français. Lisbonne est devenue une destination à la mode : selon André, et j'appuie son analyse, Lisbonne bénéficie des vols low-cost et de la désaffection des destinations au Sud de la Méditerranée. C'est donc un tsunami de touristes qui a envahi Lisbonne que j'ai eu du mal à reconnaître sous certains aspects.

Impossible par exemple de prendre les petits trams du centre ville, et particulièrement le 28 qui frôle les murs dans l'Alfama : au moins une heure ou plus de queue au départ à Martim Moniz, plein après. On s'est finalement rabattus sur le 12 le dernier soir. Cette situation n'est pas drôle pour les Lisboètes qui utilisent aussi le tram comme un moyen de transport. L'apparition des tuktuk est due au double phénomène des touristes et de la crise, maintenant ils sont partout dans le centre.

J'ai demandé aussi plusieurs fois aux garçons de parler doucement pour ne pas être reconnus comme Français, tellement certains de mes compatriotes me faisaient honte : s'adressant aux gens en français comme si c'était ici la langue obligatoire, inversement, commentant à voix haute les gens et les choses comme si personne ne les comprenait, en hordes impolies. Bref, j'ai tenté de faire moins touriste, si tenté que ce soit possible, en parlant le plus possible portugais, en incitant les garçons à dire les mots de la politesse en portugais, en se faisant discrets aussi. Car il semble que la gentillesse et l'hospitalité portugaises soit mises à rude épreuve : c'est avec humour, mais la bande dessinée ci-dessous parue dans la revue de la Mouraria décline un évident ras le bol.

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