Nadine et Maeva

Ma pomme et ma fraise

Nadine et Hervé

NADINE ET HERVE FONT BLOG COMMUN

Lorsque Hervé et Nadine se sont rencontrés, ce ne fut pas le hasard. Ils fréquentaient déjà les mêmes lieux et les mêmes personnes mais pas de la même façon. Toujours est-il qu’il changea d’analyste, mais continua quelque temps d’enseigner la lexicologie.
Depuis Hervé — connu sous le célèbre pseudonyme de Chico Farabi, dont peu connaissent les circonstances exactes de sa création — a changé plusieurs fois de ville et de femme, mais Nadine et Hervé ont persévéré dans leur amitié. Comme le disait une récente épouse d’Hervé : au moins, Hervé est fidèle dans ses amitiés.
Mais si Hervé change et déménage, c’est Nadine qui voyage et en fait profiter les autres à travers spam et blog. De lecteur assidu, Hervé est passé depuis les folles nuits de Prague au statut de co-rédacteur du blog Nadoch, avec un certain talent et un certain a-propos. C’est pourquoi ce blog est passé du blog de voyage, au blog partagé, de voyage, d’humeurs, niouzes et autres plaisirs. Et surtout il reste ce qu’est un blog : masturbatoire (on se fait plaisir à soi-même), exhibitionniste (on l'annonce au monde entier) et mythomane (on croit avoir des lecteurs). Nous assumons jusqu'au bout notre narcissisme et espérons recueillir au bout du compte un peu de reconnaissance.

À quoi diable sera consacré ce blog ?

Aux voyages de Nadine, aux mariages d’Hervé, à Aragon, aux réflexions pédagogiques de Nadine, aux calembours d’Hervé, aux activités syndicales de Nadine, à nos crises de foie politiques, à nos crises de nerfs informatiques, à nos considérations en tout genre, à nos dernières blagues juives, aux Marx (les six), à ne pas désespérer entre 2007 et 2012, à donner régulièrement des nouvelles à nos proches et à nos amis, communs ou non. Il servira aussi à vous montrer des photos de Nadine, d’Hervé, des ami(e)s, des enfants.
Il permettra à tout lecteur de nous répondre sur le blog lui-même sans envahir nos boîtes aux lettres, à nos amis de se rencontrer – virtuellement tout au moins -, à nos hébergeurs de justifier leur existence.

Comment s’abonner au blog ? Il suffit de s’inscrire à la newsletter du blog (dans la colonne de droite, vers le bas, laisser son adresse mail).

FAQ (Frequently Asked Questions, en français Faut Apprendre Quoi ?)
Q. Nadine et Hervé couchent-ils ensemble ? R. Non, mais ça leur arrive de faire des solitaires à deux.
Q. Quel lien les unit ? R. Une amitié Syncelle.
Q. Nadine est-elle toujours la supérieure hiérarchique d’Hervé au SNES ? Que non point. Hervé a changé de syndicat il y a longtemps, rien que pour que Nadine ne l’embête plus. Depuis, il est devenu trublion au SNESUP.
Q. Nadine a-t-elle rédigé la thèse d’Hervé ? R. Non, elle ne l’a même pas lue, mais en revanche elle a fait du punch pour le pot qui a suivi le match.
Q. Bernard et Charlotte ont-il encore une place dans ce blog ? R. Oui, il suffit de cliquer sur les liens qui les concernent, juste au dessus.
Q. Dans la vie d’Hervé, qu’est-ce qui peut être plus long qu’un mariage ? R. Un divorce.
Q. Doit-on visiter tous les jours le blog ? R. Mais non, il suffit de s’abonner, on reçoit les nouvelles à chaque fois qu’il y en a, et si le sujet est jugé digne d’intérêt, on n’a plus qu’à cliquer sur le message et à se rendre directement sur le blog.

Niouzes de la villa Dimanches


  De la villa Dimanches ou d'ailleurs, de ses moi8.jpgoccupants, voyages, tchatche, niouzes, réflexions pm-41776061-90.jpgrofondes et autres plaisirs,
 totalement
épicurien
 et narcissique !
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Samedi 19 juillet 2008
Jef et Patou sont de retour de la Réunion comme à chaque vacances d’été. Partant mardi pour d’autres tropiques, je me suis dépêchée de leur rendre visite au terrain aujourd’hui, avec Neel, accompagné de Félix : les mômes, c’est plus facile par paire que par unité. Je rappelle que Neel est le professeur de créole de Félix, mais j’avais averti Neel que Patou et Jef parlaient eux aussi créole, mais celui de la Réunion. Il était déjà intrigué…
La rencontre linguistique était donc fort attendue et nous n’avons pas été déçus. Armés du guide conversation Assimil de créole haïtien, nous avons eu des échanges fructueux et insolites.
Mais les ti moun (ou les marmay ?) ont surtout joué avec des bay enpile, benyé dans la piscine, joué aux mab, mangé du riz (comme il se doit), et après avoir dit byebye, j’ai fait back dans la machine en faisant attention de ne pas avoir de panne caoutchouc dans le chemin qui avait des fratras.
par Nadine publié dans : Tchatche et niouzes
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Vendredi 18 juillet 2008
Voici un échange de courriels que j'ai eu avec mon camarade JMQ, que y a pas de raison que vous n'en profitiez pas.

Premier message


Message du 10/07/08 à 16h45
Objet : Histoire de droits de l'Homme
Suite à discussion de ce midi…
En 1825, la France a demandé (et perçu) d'Haïti un remboursement de 150 millions de francs or. Je te laisse calculer en € 2008…
Bonnes vacances
Nad

La réponse de JMQ

Le 10 juil. 08 à 19:35, a écrit :
merci pour l'info, justement je lis "cahier d'un retour au pays natal" d'a césaire.
mais alors combien cela ferait-il aujourd'hui ?
bonnes vacances,
jm

Ma réponse ce matin

Date : 18 juillet 2008 11:46:41 HAEC
Objet : Rép : Histoire de droits de l'Homme

Je ne sais pas combien cela ferait mais c'est énorme. Comme ce sont des Francs Germinal, tu prends n'importe quel roman du XIX°s et tu peux avoir une idée de la valeur du franc-or. Cette question revient régulièrement dans les relations franco-haïtiennes et les Haïtiens détestent les Français donneurs de leçon. Mais on peut comprendre pourquoi.
Evidemment intéressée par la question je me suis penchée ces temps-ci sur l'histoire d'Haïti. C'est assez édifiant sur la construction historique du sous-développement. Mais revenons à la période française de Saint-Domingue.
Saint-Domingue était la perle des Antilles au XVIIIe siècle parce qu'on broyait du nègre autant que l'on broyait du sucre ("sire il se fait une grande consommation de nègres" écrit un gouverneur non pas pour demander la fin de la traite mais la fin de l'exclusif colonial). De toutes les Antilles c'était la colonie la plus esclavagiste  (1 libre pour 15 esclaves et hiérarchie sociale stricte fixée sur la couleur) et celle où l'espérance de vie des esclaves était la plus courte à cause de l'exploitation, du travail sans repos et donc sans temps libre pour cultiver le lopin de terre destiné à l'alimentation (les maîtres ne suivent pas le code noir qui les oblige à nourrir leurs esclaves). En conséquence l'importation de nègres était constante et les nègres bossales (nés libres en Afrique et plus enclins à la révolte) en ont toujours constitué la majorité. Mais la destruction ne concerne pas que la main d'œuvre : déboisement anarchique, appauvrissement des sols dès le XVIII°s. Le déboisement continuera avec le remboursement de la dette au XIX°s puis les multinationales US au XX°s.
La révolte noire de 1791 est la seule révolte servile de l'histoire qui ait abouti. Elle est la rencontre du discours abolitionniste des Lumières (qui n'est tenu qu'en métropole !) et de la révolte noire qui a toujours existé. C'est la Révolution qui a permis cette rencontre exceptionnelle. L'abolition officielle a eu lieu en 1793, avant le décret de Prairial qui est de 1794, et en réalité un état de fait existant.
Quand, en 1804, Haïti devient indépendante après avoir fait la guerre à la France c'est un pays dévasté et mis au ban des nations. 1791 a fait l'effet d'une bombe à l'égal de la prise du Palais d'Hiver dans le monde américain. Le XIX°s sera le passage de la domination française à la domination US (avec 20 ans d'occupation entre 1915 et 1934). Tu imagines bien que les USA ont mis le pays en coupe réglée. Depuis les années 1960-70 Haïti est clairement, dans l'espace Caraïbes-USA-Canada un pays émetteur de main d'œuvre bon marché.

Mais revenons la question du début qui portait sur la Turquie et le génocide arménien. Et je te disais que beaucoup de Turcs que j'ai rencontrés l'an dernier tenait à peu près ce discours : oui il a existé mais qu'est-ce qu'on nous casse les bonbons avec, c'était il y a longtemps et pas nous. Tout en en parlant pas mal car c'était un peu sous les feux de l'actualité.
Transposons à Saint-Domingue. C'était nous et pas nous. Te sens-tu coupable ? C'était il y a aussi longtemps que le génocide arménien puisque tous les acteurs sont morts. Et dans les deux cas c'était l'ancien régime (monarchie et empire ottoman).
Je ne crois pas qu'on peut faire de l'histoire avec des coupables et des victimes et avec CVUH (Comité de Vigilance face aux Usages publics de l’Histoire) je crois qu'il ne faut aucune loi mémorielle (ni sur les aspects positifs de la colonisation, ni sur la destruction des juifs d'Europe). Je crois même qu'elles sont contre-productives et même dangereuses : regarde ce que le sionisme fait de la destruction des juifs d'Europe, une justification de ses propres comportement contre les Droits de l'Homme.
La lutte pour les Droits de l'Homme est une lutte au présent. Il ne sert à rien de se renvoyer les uns les autres les horreurs ou les bonnes actions faites par nos grand-pères : il n'y a pas de communion des saints qui permette de renvoyer les péchés ou les actions de grâce des uns sur les autres ("Les pères mangeront des raisins vers et les fils auront les dents agacées" Isaïe).
Bonnes vacances et à bientôt sur le terrain de toutes les luttes
Nadine
PS : avec JJ nous recherchons qui a un grand-père qui a pu tremper dans le trafic du bois d'ébène. Déjà ce ne sont pas mes ancêtres, même s'ils étaient dans le gros capital juif, l'article 1 du code noir de 1685 interdisant aux juifs d'être aux colonies. J'ai répliqué à JJ que ce sont peut-être les siens puisqu'un amiral d'Estaing a été gouverneur de Saint-Domingue de 1764 à 1766. Il nie en disant que ces ancêtres étaient crèves la faim dans l'Aveyron. Il regrette par contre que son grand-père, bougnat parisien, ait raté de belles affaires immobilières en 1943. Mais nous avons enfin trouvé les coupables ! Ce sont Jaime qui appartient à la noblesse portugaise et Youssou le cousin sénégalais de Neel. CQFD !
par Nadine publié dans : Réflexions profondes
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Jeudi 17 juillet 2008
Profitant que Neel est à Chauvet et que je suis en vacances, cela fait deux jours que je me concentre sur deux objectifs importants :
— Chercher le bon créneau pour aller à la piscine municipale à une heure à peu près tranquille, c’est-à-dire sans se faire assommer par les minots (qui, par ailleurs, sont souvent mes élèves). Il semblerait que ce soit avant midi ou après 18h.
— Préparer mon voyage estival. Il faut d’abord faire mon sac à dos : la difficulté c’est de tout emporter mais de ne pas trop se charger. J’ai une certaine expérience en la matière et j’ai donc rassemblé maintenant beaucoup de choses en format mini et léger (hamac de poche, lampe de poche miniature, sac à viande en soie…). Mais le plus lourd reste lourd : ce sont les produits de toilette (mes petites crèmes, mes petits laits corporels) et les livres. Cependant les produits de toilette se vident au fur et à mesure et les livres s’oublient, une fois finis, dans les guesthouses. Dès que c’est bouclé, je pèse et je vous envoie l’inventaire complet.
Vous avez deviné avec un tel titre que j’ai pris un billet pour Bangkok. Cette fois-ci c’est avec la Uzbekistan Airways que je m’envole, ce qui va me permettre de faire un stop à Tashkent. Ensuite je pars vite de Bangkok pour Sumatra en Indonésie : avec les low-cost asiatiques c’est devenu très facile, je fais Bangkok-Penang (Malaysie) et tout de suite après Penang-Medan (Indonésie).
Pour une fois, j’ai réservé un hôtel pour mon arrivée à Medan ET à Bangkok : j’arrive tard dans ces deux villes. Pour Bangkok, cela a été simple : internet. Pour Medan, ce fut au téléphone hier dans un gado-gado (mix) d’anglais et de bahasa indonesia. J’ai immédiatement retrouvé, même avec la ligne qui crachait, le ton jovial des Indonésiens, qui est une des raisons majeures de mon amour de ce pays que je n’ai pas revu depuis quatre ans. Au téléphone cela a donné à peu près ça :
— Salamat sore. Apa kamar dua pulu lima bulan juli ?
— Ya, ada. Dari mana kamu datang ?
— Dari Penang, airplane. Saya datang jam delapanbelas, six PM.
— OK, no problem. Barapa kamar ?
— Satu, saya satu orang.
— Barapa harga satu kamar ?
— With shower ? mandi ?
— Ya, mandi, tida mau air panas.
— Tida ada air panas.
— OK. Barapa ?
— Lima pulu lima ribu rupiah (55 000 Rp = 3,70 €).
— OK. Terima Kasih, sampai jumpa lagi.
— Ah aha, sampai jumpa !
Et voilà !

Avant d’envoyer le jeu-concours Thailande et Indonésie et pour marquer toute mon amitié à Chico que je vois dans trois jours, j’envoie cette question du jeu-concours : sur ce petit film shooté par Jef, je joue la première scène d’un roman d’Aragon. Lequel ? Deux indices dans les titres. A gagner : un trac du Parti Communiste Français.
La voyageuse impériale
par Nadine publié dans : Voyages en Asie
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Mercredi 16 juillet 2008
Elles sont attendues par beaucoup, j’ai même reçu des textos pour en réserver, les voici enfin et la saison a été bonne : les confitures d’abricots avec les abricots de la villa Dimanches. Cette année, ils étaient moches mais excellents pour la confiture car petits et concentrés en sucre. La cave est maintenant presque pleine.
Recette :
- 1 kg d’abricots
- 750 grammes de sucre
Mélanger les abricots et le sucre dans une grande casserole et laisser mariner une nuit. S’il fait chaud, il vaut mieux mettre au frigo. Ainsi le jus des abricots fait fondre le sucre.
Faire cuire le mélange jusqu’au premier bouillon.
Mixer avec un plongeur.
Cuire encore environ 10 mn.
Ebouillanter les pots et les couvercles.
Verser la confiture dans les pots, mettre le couvercle et renverser le pot : ainsi la chaleur de la confiture stérilise aussi le filet d’air qu’il reste.
par Nadine publié dans : Epicurisme et gastronomie
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Mardi 15 juillet 2008
J’ai reçu suite à l’article sur sa fête ce commentaire de Ramon
Le tajine, c'est moi que je l'ai fait! hug!
Les rédacteurs de ce blog étant foncièrement honnêtes, voici donc publication du rectificatif.
J’étais hier soir avec Ramon et deux blondes pour Zaide (voir article précédent) et Ramon, même accompagné de trois charmantes jeunes femmes, a soupiré quelques regrets sur la tenue de Zaide : il espérait plus de charmes orientaux de la belle captive. C’est pourquoi je lui offre, en plus de cet erratum, cette vue imprenable sur les vraies esclaves de Soliman, du moins telles que les contemporains de Mozart (et un peu après) se les imaginaient.
Quant à moi, j’ai bien apprécié l’air Ich bin so bös’ als gut chanté par Soliman :
« Je puis être mauvais autant qu’être bon. Je récompense les mérites par maints avantages : mais que l’on provoque ma colère, alors je dispose d’armes qui châtient le vice et elles sont sanglantes. »
Quand on sort de la hors-classe et que l’on prépare une disciplinaire, ce genre de paroles a d’étranges accents en GRH. Et qu’il n’y a pas si loin du démérite au mérite, surtout quand on laisse parler l’arbitraire.

par Nadine publié dans : Tchatche et niouzes
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Mardi 15 juillet 2008
J’étais hier soir à l’opéra au festival pour voir et écouter cet opéra inachevé de Mozart. Le thème était fait pour moi puisque je suis passée cette année par Saint-Domingue et par Istanbul : il s’agissait d’une histoire d’esclaves, lesquels croupissent dans les geôles du Sultan. Cependant le metteur en scène avait choisi de traiter le thème de l’esclavage de manière contemporaine avec des geoliers blacks, une blanche et un Sri Lankais en esclaves attelés à leur machine à coudre. La seule turquerie restante était un air oriental joué au saz joué après l’ouverture, laquelle était en fait tirée d’une autre œuvre. Bref, vous l’avez compris cet opéra a un principal défaut, c’est qu’il est inachevé, ce qui lui donne un air un peu décousu, sans les récitatifs et sans le final qui nous laisse dans un suspens insoutenable, sans savoir ni nos héros subiront la colère ou bénéficieront de la clémence de Soliman.
Passons sur les conneries écrites par Peter Sellars dans le livret d’accueil pour se concentrer sur la mise en scène. Le plateau était sans profondeur, bâti sur trois étages, en métal, murs et planchers sonores avec une (sublime ?) porte claquée et reclaquée tout au long de l’acte I avec bruits de clefs en conséquence. En bref, c’était intéressant mais… un peu répétitif et parfois bien décousu.
Heureusement il restait les chanteurs, en particulier Osmin joué par un certain Morris Robinson, habillé en mister T, rappeur costaud à la voix de stantor.  Et aussi la musique de Mozart…

par Nadine publié dans : Réflexions profondes
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Lundi 14 juillet 2008
Aux yeux de Neel comme aux miens, elle ne vaut pas la session d’hiver par manque de neige, mais elle est pas mal non plus, surtout que le 14 juillet c’est la fête annuelle de la famille pour cause d’anniversaire de Mô.
Neel a bien cru que la neige tomberait vu le mauvais temps et le froid mais rapidement, avec le retour du soleil, tous ses espoirs ont été déçus sur ce chapitre-là. Ce n’était pas vraiment grave puisqu’il y a eu les cousins, les pistolets à eau, les parties de pokemon, la luge sur herbe, les pétards, le feu d’artifice etc… Il lui en reste encore trois jours, à s’éclater avec Mimi, Papou et tout le reste de la bande
Sa mère pendant ce temps-là à Aix va à l’opéra ce soir, et prendra le temps de déguster ses vacances tout en faisant sa valise pour des horizons lointains.
par Nadine publié dans : Les blogueurs et leurs enfants
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Samedi 12 juillet 2008
J’ai organisé hier un stage de sécurité routière pour Félix avec l’aide de Neel. Celui-ci depuis longtemps m’accompagne en ville en vélo — c’est le fils de sa mère ! — en ayant intégré toutes les consignes de sécurité : m’attendre pour les tourne à gauche, s’arrêter aux stop, attendre le bonhomme vert, rouler bien à droite…
La première étape à été de trouver un casque de vélo pour Félix : ce fut fait à mon supermarché du dimanche. Il faut maintenant que je lui trouve la même élégante veste orange que Neel.
La deuxième a été la mise en œuvre hier. Notre peloton est parti de la Villa Dimanches et est remonté jusqu’au parking Pasteur : Neel a fait le lièvre pour Félix, pendant que je fermais la marche. Pour se remettre de tant d’émotions, nous nous sommes restaurés au resto chinois : nems pour Félix, riz blanc pour Neel (c’était son choix, il en voulait même à la place du coca) ce qui en fait un garçon très économique à amener au resto. Pendant que je prenais mon café, en autonomie tous les deux, Neel a montré à Félix les rues du centre ville en vélo, puis nous avons mangé sur le cours une glace vanille et chocolat achetée à Monop. Bref, la vie était belle pour notre trio, moi et mes deux petits mecs…
Pas de blog pendant deux jours, je vais à la montagne pour la réunion de famille annuelle. Mais au retour vous aurez des nouvelles du sérail, quelques réflexions sur l'esclavage et la préparation du voyage de cet été avec la reprise du jeu concours. Restez en ligne et attentifs !
par Nadine publié dans : Les blogueurs et leurs enfants
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Vendredi 11 juillet 2008
Je suis en vacances depuis hier après-midi !
Après cette année de reprise qui suivait un congé formation (snif)…
Après avoir supporté la 4°4 pendant un an (et m’être régalée avec la 6°5).
Après avoir rédigé un nouvel opus de « Ne pas enseigner le fait religieux mais le fait historique : tome 3, l’islam » (AZ, j’attends toujours tes corrections).
Après une année pleine de rebondissements et de voyages dont deux aux Amériques (mais aussi la Turquie et le Portugal).
Après l’entrée d’un nouvel homme dans ma vie : il mesure 1m23, pèse 23 kg, il est tout noir et me fait plein de calins.
Après un demi-congé d’adoption puis une décharge pour cause de mouvement des personnels.
Après une année où on a fait pas mal de grèves et de manifs et même une occupation et une fermeture de la fac (on a fait beaucoup malgré ce que disent nos camarades gauchistes casses-bonbons) : en vain, pas en vain, faudra remettre ça à la rentrée quoi qu'il en soit…
Après une année de CAPA aussi lourde que les autres (LA, Hcl, Notation, Titu, Barèmes du mouvement inter, Intra, phase d’ajustement).
Après des chaînages en FPMA très compliquées, certains acceptés, d’autres refusés (à tort, Ramon confirme !).
Après l’intra et nos plus de deux cents candidats en sciences physiques et physique appliquée et des dizaines de TZR.
Me voici en enfin en vacances… même si je n’ai pas beaucoup vu les élèves depuis février, je crois que je les ai quand même méritée.
par Nadine publié dans : Tchatche et niouzes
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Jeudi 10 juillet 2008
Ce titre a deux avantages :
— Introduire mon propos de façon élégante. Et puis je suis Niçoise après tout.
— Chatouiller PFG, exilé à Nice (= loin du centre du monde habité), à l’heure où certains veulent veulent faire entrer les langues régionales dans la constitution de la République, Une et Indivisible.
En plus il me semble que c’est le cri de ralliement des plus intellectuels des supporter de OGC, mais peut-être qu’un commentaire précisera tout cela.
Pour Chico exilé encore plus loin : je te renvoie à un article de l'an dernier pour te rappeler que Nice c’est la France de l’est.
Mais bon… ceci est en fait un article gastronomique pour vous présenter un sommet de la cuisine niçoise, qui, comme chacun le sait, est une la meilleure cuisine du monde. CG a eu l’excellente idée de m’envoyer la recette de la tourte de blettes, que je m’empresse de publier ici, de manière à relever le niveau de ce blog qui en a bien besoin ces temps-ci :


Dans la série on fait mieux que JP Pernot à 13h sur TF1 : le patrimoine de nos régions….

Savez-vous pourquoi les niçois sont  surnommés les « caga-blea » ? La surconsommation du légume traditionnel du patrimoine agricole du comté de Nice : la blette (blea) serait à l’origine de cette poétique dénomination. Méfi que sian d’aqui !

De culture facile, la blette  pousse toute l’année. Les maraîchers en cultivent deux variétés : une blette de grande taille au feuillage charnu et gaufré à large côte et la petite blette de Nice à petites feuilles et côtes peu développées. Elle se décline en recettes sucrées et salées peu onéreuses dont la plus célèbre est la tourte de blette (tourta de bléa). Mais vous pourrez également la déguster en omelette (la troucha), en gratin (tian de bléa), en gnocchis verts (les merda di can), en raviolis (les barba-juan)…
Pour les éventuels amateurs, voici la recette de la tourta de blea par une figure locale de renommée internationale…….. non ! …… ce n’est pas Dick……………………………….  mais Denise Fabre !

Pour la pâte qui doit reposer 1 heure avant garniture et cuisson :
-    250g de farine
-    1 oeuf
-    50g de beurre ramolli
-    1 c à soupe de sucre blanc
-    1 c à soupe de cassonade
-    1 pincée de sel
-    1 verre d’eau

Pour la garniture : on mélange dans un saladier :
-    le vert d’une botte de blettes crues et coupées grossièrement
-    100 g de raisons préalablement trempés dans du rhum
-    une pomme crue et coupée en petits dés
-    2 c à soupe de rhum
-    1 œuf
-    50g de pignons
-    2 c à soupe de sucre brun
-    1c à soupe de crème fraîche
-    Une pincée de sel et de poivre

par Nadine et Corinne publié dans : Epicurisme et gastronomie
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