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Nadoch

Niouzes de la villa dimanches, de ses habitants, de ses visiteurs. Totalement narcissique.

C’est reparti pour la tournée de l’été !

Publié le 20 Juillet 2017 par Nadine

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Quand mes copains me demandent où je vais cet été, je réponds « au bled ». Et tout le monde comprend : en Haïti. Donc cet été je retourne au bled avec les détours habituels, New York City et Montréal qui sont d’autres capitales du monde haïtien, mais aussi pour Montréal une ville où j’ai des copains et mon éditeur.

Les années se suivent mais ne ressemblent pas totalement et les variantes de cette année sont encore plus marquées. Tout d’abord je ne pars pas seule car Neel vient avec moi cette année aux Etats-Unis et au Canada : NYC et Montréal c’est une redite de 2013, un voyage qu’il avait adoré. Mais cette année nous resterons deux semaines dans la Belle Province et nous sortirons de Montréal pour aller explorer sa belle nature avec nos copains.

 

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Après cela nos chemins divergent : Neel est invité à Vancouver par un camarade de classe de l’année dernière et ses deux mamans, pendant que ma pomme ira au bled. Il traversera le continent d’Est en Ouest et moi-même du Nord au Sud. 

Depuis lundi je suis à la confection des valises, aux derniers réglages, dernières locations (bagnole…) tandis que comme chaque année, je boucle l’année écoulée en faisant le ménage à la maison (ménage de boite électronique, des disques durs, des papiers etc…). Tandis que Neel est en ballade en montagne avec ses cousins. Voilà le bel été qui prend ses quartiers de vacances.

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London calling

Publié le 5 Juin 2017 par Nadine

Puisque British Airways nous a permis de multiplier par deux notre séjour londonien, voici le récit en texte et en images.

Tout d’abord, étant donné que Londres est une ville abominablement chère, j’avais promis aux kids un séjour au meilleur marché possible. C’était sans compter les 1000 € de plus qu’ont coûtés les 3 extra-days… Bref, moyen de locomotion, les city-bikes — les velib locaux — et visites des musées gratuits. Pour la bouffe fish and chips, indiens et chinois all you can eat. Non seulement ils ont suivi ce programme, mais en plus c’est CE programme qu’ils ont adoré. Voici le classement du top ten de Londres.

Numéro 1 (et de loin), le vélo. Les mairies ultra-libérales ayant évacué les voitures des pauvres du centre de la capitale, et ayant adopté un programme de pistes cyclables efficace, ce fut un régal sous le soleil, la ville géante ayant ainsi une dimension humaine. Nous n’avons pris le métro que deux fois en 5 jours, le reste fut en pédalant, le must étant l’autoroute à vélo le long de la Tamise, la Cycle Superhighway que l’on a prise plein de fois rien que pour le plaisir.

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Numéro 2, le marché de Camden, plein de conneries comme les anglais savent en faire, capotes rigolotes, chaussures cloutées à talons, déguisements de punk, maillots de foot. Un régal quand on a 14 et 15 ans.

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Numéro 3, Hyde Park, ses canards et ses cygnes, sa Serpentine River, ses pistes cyclables larges où faire des dérapages, ses pelouses. Sous le soleil du printemps et même sous la pluie fine du dimanche en fin d’après-midi au speaker corner où une foule dense débattait à bâtons rompus.

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Numéro 4, les musées. Au sommet le Musée d’histoire naturelle, son T-Rex articulé et ses jeux interactifs. Juste après l’Imperial War Museum (génial, je recommande) suivi par Greenwich et même la National Gallery où ils ont trouvé le crane en anamorphose dans le tableau de Hans Holbein le jeune et le British Museum pour la pierre de Rosette, les chasses aux lions mésopotamiennes, et les frises du Parthénon (incredible, isn’t it ?). Le meilleur dans tous les musées, restant quand même les pelouses dehors que je mets en numéro 5.

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Numéro 6, la bouffe. Fish and chips, english breafast et surtout le chinois à volonté dont je doute que le chiffre d’affaire soit resté à l’équilibre après leur passage.

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Numéro 7, Soho le soir. C’était le grand week-end de mai avec jour férié et Londres accueillait trois finales de coupe. L’ambiance était à la bière, aux écharpes et à la fête. Le samedi soir dans Soho était donc très festif, musique reprise en chœur par la foule et filles qui dansent. Les kids en avaient les yeux écarquillés.

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Numéro 8, les grosses bagnoles. Partout et de tous les modèles !

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Numéro 9, les trucs so british. Red mail box, red phone box, taxi noirs, bus rouges…

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Numéro 10, les hôtels payés par British Airways. Là on a pu enfin faire les riches.

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Notre petit Brexit personnel (ou « du bon côté de la mondialisation financiarisée »)

Publié le 2 Juin 2017 par Nadine

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Je vous avais promis un compte-rendu de notre séjour à Londres dimanche dernier. Je n’ai pas pu tenir parole, mais ce n’est pas de ma faute : dimanche nous étions encore à Londres, nous ne sommes rentrés que mardi soir très tard. La faute à British Airways. Nous faisions partie des 75 000 passagers cloués au sol pour cause de panne informatique due à une coupure de courant. J’imagine d’ici que c’est la femme de ménage qui aurait pu débrancher les armoires d’ordi pour passer l’aspirateur !

D’autant plus (et ça c’est vrai) que British Airways, première compagnie aérienne nationale privatisée du temps de Mrs Thatcher, a délocalisé sa maintenance informatique en Inde l’année dernière. Un grand coup de boomerang dans la gueule de la mondialisation financiarisée à deux pas de la City, le cœur de la finance mondiale. Ne pleurez pas pour eux, ils n’en valent pas la peine, d’autant plus que la City a aussi inventé, il y a plus de deux siècles à l’époque de la traite négrière, l’assurance maritime moderne. Tout ce pognon sera vite épongé.

Je n’avais pas remis les pieds à Londres depuis 1999. A l’époque c’était déjà une ville chère. Aujourd’hui la ville suinte l’argent. Je n’ai jamais vu une telle concentration de voitures de luxe à part à Monaco.

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Les buildings poussent des champignons dans la City et au sud, le long des Docklands et sur l’île à Rats.

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Les pauvres ont disparu… du champ de vision. Tout est privatisé et réellement agréable quand on a de l’argent : comme British Airways a régalé pendant trois jours, on a pu jouer aux riches (beaux hôtels, fast train) et c’était super. Je sens que la prochaine fois j’essaierais de débrancher moi-même la prise.

Sinon, et bien séjour double à Londres avec les kids : deux jours et demi de prévu, au final cinq jours et demi. Récit avec photos prochainement.

 

British Airways : une panne à 115 millions ?

 

Publié le 30 mai 2017 Air Journal par François Duclos

Tous les vols de la compagnie aérienne British Airways seront assurés ce mardi, après trois jours de perturbations causés par une panne informatique affectant les aéroports de Londres-Heathrow et Gatwick. Les problèmes rencontrés par 75.000 passagers devraient lui coûter plus de 115 millions d’euros.

Une surcharge électrique « exceptionnelle » dans un Data Center près du siège de la compagnie britannique à Londres, ayant aussi mis à bas les systèmes de redondance, est désignée responsable du crash informatique du 27 mai 2017. La panne a affecté les systèmes de réservations et de gestion des bagages, tout comme les communications et les opérations. Un millier de vols auraient été annulés ou retardés en trois jours à Heathrow et dans une moindre mesure à Gatwick, affectant 75.000 passagers. Selon un porte-parole de British Airways, 170 aéroports dans 70 pays ont été concernés. Certains médias ont déjà estimé le coût de cette panne à 100 millions de livres (115 millions d’euros) en remboursements divers et dédommagements, sans compter l’impact sur le chiffre d’affaires. Hier en bourse, le groupe IAG dont elle fait partie a perdu plus de 410 millions d’euros, l’action perdant 2,8% à Madrid (les cotations ne reprennent que ce mardi à Londres). British Airways n’a pas commenté, mais on se souvient qu’une panne similaire survenue en aout dernier chez Delta Air Lines lui avait couté environ 150 millions de dollars.

Le CEO Alex Cruz, qui a présenté ses excuses à plusieurs reprises depuis le début de la crise, a déclaré lundi qu’il ne démissionnera pas, malgré la colère des passagers devant le manque d’informations de la part du personnel (le centre d’appel ne fonctionnait plus). Il rejette aussi les accusations des syndicats, qui lient la panne à sa politique de délocalisation en 2016 des postes d’informaticiens en Inde. Le dirigeant a par ailleurs réaffirmé que le problème ne venait pas d’une cyberattaque, et que les données clients n’avaient pas été touchées.

Les opérations retournant à la normale ce mardi, British Airways va pouvoir commencer une enquête qu’elle annonce « exhaustive », afin que le chaos de ce weekend ne se reproduise « plus jamais ».

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Retour de l’autre côté du Channel

Publié le 24 Mai 2017 par Nadine

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Je n’ai jamais été une grande fan de l’Angleterre. J’y suis pourtant allée un certain nombre de fois : la première, ce fut avec Clô et Mô en 1980 (j’ai fait beaucoup de premiers voyages avec Clô et Mô il est vrai), qui comme moi découvraient Londres, puis en 1983 en voyage linguistique dans une banlieue de Londres faites de petites maisons de briques rouges. J’y suis ensuite retournée deux fois dans les années 1990 et la dernière fut en 2014 pour aller voir mon ami Jaime à Cambridge : ce dernier séjour me laisse un goût doux-amer. Ce fut comme à chaque rencontre avec Jaime, extrêmement chaleureux. Jaime était comme toujours entre rigolade et blues, avec une dose d’amitié grosse comme ça. Ce fut la dernière fois que je le vis. Il mit fin à ses jours deux mois plus tard à Lisbonne.

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Malgré ses quatre visites, je n’ai jamais été une grande fan de l’Angleterre. Je passe la gastronomie douteuse — compensée par les bières et les pubs — et les prix exorbitants. C’est plutôt cette froideur anglaise, ces maisons proprettes de briques, un je ne sais quoi qui ne m’a jamais attiré. J’espère être démentie ce week-end. Je le suis déjà avec Louise ma voisine, l’Anglaise la plus sympathique de France.

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En effet je pars tout à l’heure à Londres avec Neel mon fils et Marius mon filleul à qui j’offre chaque année un voyage. Après Lisbonne l’an dernier, à nous Londres ! J’ai sauté en octobre dernier sur l’opportunité de prix d’avion très raisonnables et visé un but pédagogique : Neel doit absolument faire des progrès dans la langue de Roger Moore et de David Beckam. Trois jours à Londres avec au programme : Vélib qui s’appelle City Bike ou encore Boris Bike, un peu de musée… mais pas trop (a priori Musée d’Histoire Naturelle et Imperial War Museum, peut-être quelques momies et une anamorphose de crâne dans un célèbre tableau ?), le London Bridge, la relève de la garde, le marché de Camden, un fish and chips, un curry chez un Paki et je pense que le programme sera bouclé. Le plus dur sera de les secouer le matin pour ne pas décoller trop tard.

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Compte-rendu complet dimanche ici même !

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Réussir le 1er mai pour continuer à faire des 1er mai 

Publié le 30 Avril 2017 par Nadine

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Il y a 3 ans j’étais à Istanbul pour le 1er mai. C’est là-bas une date importante dans le calendrier des luttes politiques et syndicales. C’est plus qu’un symbole : le 1er mai 1977, des tirs sur une foule de 500 000 manifestants à Taksim avaient entraîné la mort de 37 personnes.

 

Il a ensuite été interdit et toujours célébré. Rétabli comme jour férié en 2010, mais depuis, Erdoğan a interdit les défilés : pourtant de multiples cortèges avaient quand même lieu avec lacrymos, canons à eau et flics pour pimenter le tout. L’année dernière plus de 200 arrestations ont eu lieu avant et pendant. Je crains que cette année le chiffre ne soit à la baisse faute de volontaires et parce que beaucoup d’entre eux sont déjà en taule. Pourtant, la Turquie est, et reste dans sa société civile un pays vivant, pluriel, démocratique, laïque, ouvert au dialogue. La clique autour d’Erdoğan et leur idées réactionnaires ont pour le moment vaincu, mais les forces de progrès au pays d’Atatürk ont encore montré lors du référendum qu’elles étaient bien vivantes. Nous devons les soutenir et cesser le jeu à la con que nous menons avec ses dirigeants. Nous devons aussi penser à nos responsabilités en tant qu’Union Européenne dans le succès du sultan d’Ankara. Nous avons rejeté la candidature de la Turquie depuis 1963, en lui assignant en même temps le rôle de chien de garde, face à l’URSS jusqu’en 1989, puis aujourd’hui celui de rempart face aux drames du Proche Orient et leurs lots de réfugiés.

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J’étais donc à Istanbul il y a 3 ans pour le 1er mai. Mon ami Mehmet (le nom a été changé comme on écrit dans les journaux) m’avait proposé dans un premier temps de m’amener à la manif. J’avais comme à chaque voyage emmené mon drapeau de la FSU pour faire des photos rigolotes et pour une fois il allait servir. Il s’est ravisé le matin même. « C’est trop dangereux » m’a-t-il dit. Effectivement, quand il est revenu dans l’après-midi il avait les yeux rouges, les vêtement humides et tâchés. Il y a dans l’eau des canons un produit irritant qui en rajoute à celle des gaz lacrymogènes. Néanmoins Mehmet rigolait ; il s’était amusé avec ses copains, avait couru dans les rues de Beşiktas et était très fier me montrer ses vidéos dans son portable. De mon côté j’avais tenté d’aller le rejoindre à pied puisque le métro pour atteindre Taksim et le tram pour atteindre Beşiktas étaient fermés.

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Je me suis heurté à des grilles tout le long de l’avenue İstiklâl Caddesi renforcées de troupes de la police anti-émeutes. J’ai donc rebroussé chemin.

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Depuis l’année dernière, Mehmet se tait sur la toile. Les messages de sympathie que je lui envoie régulièrement sont maintenant très neutres et lui-même semble dans le repli familial pour se protéger. Pourtant il avait passé des nuits au parc Gezi en 2013, il adorait parler politique. Je ne veux pas le mettre en danger.

Lundi 1er mai 2017 nous pourrons manifester librement à Marseille, à Paris, partout où nous voulons. Nous pourrons porter nos revendications, notre mécontentement, notre rejet du libéralisme économique, notre soutien aux services publics, au code du travail. A Marseille comme toujours les Kurdes fermeront le cortège.

Le dimanche suivant j’irai voter et je voterai pour le candidat de l’ultra-libéralisme qui veut détruire les services publics et le code du travail. Il n’y a aucune contradiction : je sais qu’en face de lui il y a quelqu’un qui a le même programme qu’Erdoğan. Comme Erdoğan, Marine Le Pen a un programme aussi libéral que qu’Emmanuel Macron, mais je sais aussi qu’avec Marine Le Pen je risque fort de me retrouver comme Mehmet : les yeux rouges le 1er mai, ou pas de 1er mai du tout.

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Les pierres de la mémoire

Publié le 18 Avril 2017 par Nadine

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Nous n’avons pas eu un temps splendide à Split, entre pluie, ciel gris et malgré tout le soleil pour les magnifiques couchers de soleil à l’heure de l’apéro sur la baie et la passegiata. Nous avons eu donc toutes les lumières pour jouir des monuments extraordinaires de la ville : celle-ci a été construite avec, au milieu, en remploi du colossal palais de Dioclétien bâti à la fin du IIIe siècle. On circule dans des rues étroites qui furent des couloirs, les palais ont des colonnades de temple et la cathédrale est l’ancien mausolée de celui qui fut le dernier et le plus grand persécuteur des chrétiens.

Dans une rue encore plus étroite que les autres, en cherchant un peu et en regardant attentivement on peut trouver la synagogue ; il nous a suffit de sonner et un monsieur jovial nous a ouvert. Avec une grande gentillesse il nous a montré les lieux puis nous a tout raconté : l’histoire de la communauté juive de la ville depuis… les Romains, mais surtout depuis les Vénitiens, accueillant des coreligionnaires venus d’Espagne, du Portugal, d’Allemagne et de l’Empire Ottoman, la diversité des noms sur la plaque en fait foi. Il nous a aussi raconté l’histoire de sa famille et le sort de cette communauté depuis la guerre et après la guerre, ou plutôt ici les guerres. Split durant la deuxième guerre mondiale était sous occupation italienne, les juifs n’ont donc eu rien à craindre des troupes de Mussolini, mais bien plutôt de celles des Oustachis croates. La communauté fut donc décimée après 1943 sauf ceux qui purent partir en Italie, en Suisse ou trouvèrent refuge auprès des partisans avec lesquels ils combattirent l’occupant nazi. Les plaques de la synagogue comptent plus de noms qu’il n’y a aujourd’hui de juifs à Split. Notre charmant guide nous a dit ouvertement regretter la Yougoslavie. Durant la guerre — la dernière ici, celles des années 1990 — les juifs, encore nombreux en Bosnie, étaient ceux qui n’avaient pas pris parti. Lui a pris le parti des regrets et de la nostalgie.

 

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La frontière

Publié le 16 Avril 2017 par Nadine

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Nous avons passé la journée d'hier à aller de Zadar à Sibenik en passant par le parc national de Krka. Nous avons traversé les garrigues par le chemin des écoliers, entre Zadar et Knin puis Krka. Ce matin, sous la pluie, et après avoir vu le début de la messe dans la cathédrale de Sibenik, nous sommes montées en haut de la forteresse Saint-Michel admirer la vue depuis ce piton rocheux qui est le verrou de la côte dalmate.

Dans la forteresse, un dessin animé relate les grandes batailles menées par la ville aux XVIe et XVIIe siècles, quand elle était une possession de la Sérénissime et une frontière face aux Turcs. Le film glorifie l'héroïsme de la ville, de ses dirigeants, de ses habitants depuis Lépante en 1571 jusqu'au siège par les Ottomans en 1646. La gloire nationale, le courage des défenseurs de la frontière face aux barbares, tout y est. Ceci serait simplement amusant, si… 

Il n'y pas trente ans la région est celle des Krajina. Les Krajina étaient ces marches de la monarchie Habsbourg, où Serbes, Valaques et Croates faisaient tampon face au croissant turc. Ce fut ici que la guerre éclata en 1991 dans l'ex-Yougoslavie. Le port de Sibenik où nous prenions tranquillement notre café ce matin fut bombardé. La zone de Knin où nous circulions benoitement hier matin fut celle d'un nettoyage ethnique systématique. Plus rien dans le paysage ne le laisse deviner. Mais dans les esprits ? 

Aujourd'hui la Croatie est membre de l'Union Européenne. Pays balkanique, elle est aujourd'hui en première ligne pour l'accueil des réfugiés venus de l'est de la Méditerranée. Accueil ou rempart pour le compte d'une Europe qui se vit à nouveau comme une forteresse ? Les fantômes du passé vont-il à nouveau venir nous hanter pour de sombres desseins ?

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Les 101 dalmatiennes

Publié le 15 Avril 2017 par Nadine

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Après avoir évité la grappa/schnaps que nous proposaient les serveurs de notre bateau, nous avons appareillé hier vers 8 heures en direction des îles Kornati.

La première fois que j’ai survolé la côte dalmate, j’allais à Istanbul. C’était en décembre 2002, en cette saison où la lumière est la plus belle sur les côtes de la mer Méditerranée, la quantité d’îles bordées du blanc de leurs rochers m’avait éblouie. J’ai eu la même impression mercredi avant d’atterrir à Zadar : la côte est bordée de centaines d’îles, certaines moyennes, d’autres minuscules, et sillonnée de bateau qui croisent dans la mer Adriatique. On aperçoit dans la brume, pas si loin, les côtes de l’Italie.

Nous étions donc hier en croisière touristique au parc naturel des îles Kornati, un archipel d’îles sèches où les moutons ont laissé le blanc des cailloux dont les bergers ont fait des murettes. La côte rocheuse dévoile une mer transparente qui joue de toutes les nuances de bleu.

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Heidi et ma pomme nous avons essentiellement feignassé à bord — et d’ailleurs que faire d’autre ? — aux deux arrêts prévus nous sommes trempées les pieds et nous avons pris un café. Ce fut donc une journée parfaite !

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Une pivo derrière la cravate

Publié le 13 Avril 2017 par Nadine

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Après seulement une heure et demi de vol en venant de Marseille, nous voici arrivées à Zadar ! A nous le littoral dalmatien, ses îles, ses petites villes, anciens comptoirs vénitiens aux églises romanes remaniées baroques, sa mer bleue. Et aussi sa cuisine à l’huile d’olive, ses vins rouges épais, sa gnole et sa bière locale.

Heidi est prof de langue. Elle a rapidement pris le gimmick du croate et son vocabulaire s’élargit d’heure et heure. Pour ma part, j’utilise mes trucs de vieille routarde : recyclage des acquis antérieurs. Par exemple je savais dire bière en tchèque et en russe, j’ai essayé ici, et ça marche ! C’est bien pivo. D’ailleurs on s’en est envoyée immédiatement une derrière la cravate sur la place Narodni.

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A part ça on a fait plein de trucs culturels, visité des églises, des musées et le forum, pris des centaines de photos et profité des vues splendides sur la mer depuis l’orgue maritime.

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Uskrs u Hrvatskoj

Publié le 8 Avril 2017 par Nadine

Avec mes copines du Jas, nous nous étions promis de faire un voyage ensemble au printemps. Ayant raté le réveillon de Noël des copines en étant partie dans une ferme en Afrique, je ne voulais pas laisser passer ma chance à Pâques. Nous avions dans un premier temps envisagé la Grèce : se ressourcer avec les vieilles pierres et aller soutenir les manifs de la place Syntagma ou l’accueil des migrants dans les îles, on ne pouvait pas mieux comme programme. Hélas, le prix des billets d’avion pour Athènes était décourageant. Nous avons donc réduit nos ambition touristiques et militantes, et nous avons opté pour une destination à mi-chemin : la Croatie. Nous passerons donc Pâques en Croatie comme le titre de ce post l’indique puisque vous maîtrisez tous le Croate. Et puis finalement l’équipe de quatre s’est réduite à deux : les finances de Gigi et d’Anne ont déclaré forfait. Je pars avec Heidi seulement : mais les filles, on pensera à vous très fort, et on reconduit l’idée pour plus tard !

Notre vol va nous mener vers la côte dalmate, à Zadar. Après avoir étudié le guide et la carte, nous avons opté pour un périple littoral, entre îles de la Méditerranée et cités antiques et médiévales. Nous avons loué une voiture, réservé des hôtels pas trop loin des centres villes et de leurs plaisirs (resto, bar, terrasses, accessoirement musées et vieilles pierres) et nous partons à la découverte.

La dernière fois que je suis allée en Croatie, elle s’appelait la Yougoslavie. Gageons que cela a bien changé : fin de l’ère Tito, explosion du pays, guerre et guerre civile, rapprochement d’avec l’Europe, le pays est passé du vilain petit canard du camp communiste aux vieilles lunes nationaliste et a cédé aux sirènes libérales. Maitrisant très médiocrement la langue croate (ex-serbo-croate !) j’aurais certainement du mal à tout saisir. Heidi parle couramment anglais et surtout allemand ce qui peut aider à communiquer avec les autochtones. Quoiqu’il en soit, on va se prendre du bon temps, entre îles, mer bleue, vieilles pierres et terrasses des bistrot : on vous tiendra au courant au fur et à mesure.

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